Archive pour la catégorie 'Hiver 2015/2016'

Marion GUILLOT

                                                         » J’étais le seul debout, ils

avaient l’air tout petits de mon point de vue, presque

intimidés soudainement, je me suis demandé sur qui

je devais cogner d’abord pour être le plus juste, dans

l’affaire, Rodolphe, ça paraissait évident, mais ça ne

me faisait pas plaisir de commencer par Rodolphe,

Simon ?,   avait-il vraiment mérité ça ?  Aude,  je

devais peut-être commencer par elle, ce serait le

plus éblouissant, le plus surprenant, moi, Paul

Dubois, l’homme au nom le plus commun du

monde castagner une femme jolie, juste jolie (cogner

sur les belles, ça fait mauvais genre), moi le para-

digme de la faiblesse et de la douceur (la frontière

est ténue parfois), moi, l’agneau, faisant sauter tous

les gonds en plein apéritif, autour d’un verre de

sancerre ; avec un peu de chance j’aurais un article

le lendemain dans le journal local, le quartier

commencerait à frémir de mon voisinage, peut-être

même qu’un jour, un type bâtirait un roman à partir

de mon fait divers, oui, pour que ça ait un peu

d’allure, j’étais obligé de commencer par Aude. »

p.137

Changer d’air de Marion GUILLOT aux éditions de Minuit.

Marion GUILLOT dans Hiver 2015/2016 9782707328915

Publié dans:Hiver 2015/2016 |on 4 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

Joe R. LANSDALE

« Tel père, tel fils ! Terry nous avait raconté que le nouveau

mec de sa mère était du genre à trouver encore incroyable

d’être obligé de payer cinq cents à des gens de couleur pour

deux heures de boulot et à penser que les travailleurs noirs

auraient dû se recruter à l’endroit où il achetait ses mules. »

p.92

Les enfants de l’eau noire de Joe R. LANSDALE aux éditions Denoël

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Publié dans:Hiver 2015/2016 |on 28 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Adalbert STIFTER

« Si l’on veut vraiment, de ces choses charmantes

qui font que l’on aime se perdre dans les détails,

récolter des fruits, me dit plus tard le major, il faut les

exploiter, et chercher à dépasser largement les autres

qui y travaillent eux aussi. »

P.34

Brigitta d’Adalbert STIFTER aux éditions Cambourakis

 

brigitta-couv

 

Publié dans:Hiver 2015/2016 |on 27 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Eugen RUGE

« Ça aussi, ça m’avait énervé : que l’Anglais m’ait juste

fait un compliment, comme on complimente un gamin

à l’école :

  Mais c’est super (exciting) ! Ça va être un énorme

succès ! Il faut absolument que tu continues ! Etc.

  Il me demanda mon nom complet pour qu’il puisse

repérer le livre quand il paraîtrait. Et comme je lui avais

déjà indiqué mon prénom, je dis :

  Handke. Peter Handke.

  Puis nous ne dîmes plus rien – ou si ? »

p.85

Le chat andalou d’Eugen RUGE aux éditions Les escales.

9782365691420

 

 

Publié dans:Hiver 2015/2016 |on 19 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

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