Archive pour la catégorie 'Non classé'

Serge DANEY

« La chose est sans doute plus radicale : c’est tout le cinéma de Ford qui dit sur tous les tons que si « je » est bien « je » – c’est même la seule et pauvre certitude dans un monde où, par ailleurs, tout dérive -, l’enfant, lui, est, par définition, un autre.

Perdu, adopté, trouvé, sauvé, l’enfant est le gag le plus grave qui puisse arriver à l’homme. »

P.157

 

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La maison cinéma et le monde T.3 les années Libé 1986-1991 de Serge DANEY aux éditions P.O.L.

 

Publié dans:Non classé |on 11 février, 2015 |Pas de commentaires »

Nathalie KUPERMAN

« Je me suis souvenue que j’avais été fière d’elle. On ne discute pas avec les racistes, on frappe.«  

p.133

Recto

La loi sauvage de Nathalie Kuperman, éditions Gallimard

La loi sauvage ne prétend pas étudier la difficulté d’une femme à élever seule un enfant mais en révèle néanmoins des aspects primordiaux. Nathalie Kuperman expose ces derniers par des voies, tantôt détournées, tantôt frontales.

Sophie, la narratrice de La loi sauvage, est, selon sa fille Camille qui l’assure à sa maîtresse en toute bonne foi, un écrivain. A ce propos, la liaison mère-fille-maîtresse constitue le fil directeur de La loi sauvage. Si la maîtresse, au sujet de Camille, déclare à Sophie « votre fille, c’est une catastrophe… », elle semble ignorer, dans son irresponsabilité plus tard avérée, les effets dévastateurs et irréparables qui opèrent chez Sophie.

Sophie n’est d’abord pas un écrivain, elle rédige des notices d’utilisation pour un fabricant d’électroménager. Et voici que le roman glisse vers une démonstration jubilatoire qui n’est pas sans rappeler l’obsédant Univers, univers de Régis Jauffret. Une mécanique du rire s’enclenche à la lecture du mode d’emploi que Sophie consacre à un four électrique. Nathalie Kuperman dose savamment ses digressions liées à cette mise en marche du four électrique pendant que sa fille Camille joue dans la baignoire.

De la salle de bain, Sophie entend moult scénarios plus cruels les uns que les autres que Camille applique à ses poupées et autres jouets d’accompagnements. Camille, encore, chante à tue-tête la Marseillaise si sa mère l’interroge sur sa journée passée à l’école. Camille, toujours, que Sophie doit rassurer à propos de tout et n’importe quoi. Sophie aussi,  qui s’applique quant à elle à faire ressortir un terrible traumatisme d’école. Sans compter, chez Sophie, enfin, que l’absence du géniteur qui a quitté soudainement le domicile conjugal ravive des sentiments amoureux.

Ultime parade à ce désarroi, la vie rêvée de la maîtresse que Sophie se raconte dans un esprit vengeur.

La loi sauvage est l’univers triste et drôle d’une femme dont la vie ne tient que par l’amour de sa fille. 

F.B.

Publié dans:Non classé, rentrée automne 2014 |on 18 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Amélie NOTHOMB

 

 

 

« La France est ce pays magique où le plus commun des troquets peut vous servir n’importe quand un grand champagne à température idéale. »

Page 28

Amélie NOTHOMB petronille-481726-250-400

Pétronille d’Amélie NOTHOMB chez Albin Michel

 

Pétronille mais parce qu’elle pétille ! Voilà…

Ode véritable au Champagne dont les marques citées pourront apprécier la publicité gratuite offerte par l’auteur, Pétronilleinvite aussi à déambuler dans les coulisses de la vie d’un écrivain très célèbre.

Amélie Nothomb, que ce soit vrai ou faux peu importe, s’est mise en tête, il y a longtemps de cela, de trouver un compagnon ou une compagne de beuverie.

Une certaine Pétronille Fanto s’est révélée être une complice idéale. On reconnaîtra facilement derrière ce pseudo qui brille impeccablement, Stéphanie Hochet, l’auteur entre autre deMoutarde douce, une fréquentation de longue date d’Amélie Nothomb. Depuis précisément la réception d’une lettre écrite alors par une lectrice inconnue et admirative.

Le récit de cette amitié construite à coups de bulles de Champagne comporte de nombreuses scènes d »anthologie » qui fonctionnent plutôt bien. La boisson légère et enivrante convient à Amélie Nothomb qui sans creuser les affres de son existence, l’autofiction n’étant pas encore sa religion, se contente de dispenser avec élégance quelques leçons de vie encadrées par des auteurs vers lesquels son lectorat a peu de chance de se précipiter.

Mais bon, le millésime Nothomb 2014 se porte bien, il est fruité, charnu et onctueux mais ne tient hélas que peu de temps en bouche.

F.B.

Publié dans:Non classé |on 6 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

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